7.27.2009

Comment lancer un produit avec sa communauté?


Je voulais partager cette vidéo de Loic Le Meur que j'ai trouvée très intéressante sur le sujet "Comment lancer un produit avec sa communauté?".
Il commence par un bilan de Seth Godin (célèbre blogger américain) qui nous explique que cela ne sert à rien de chercher à parler de notre produit au maximum de personnes possible sur la communauté web dès lors que la plupart de ces personnes ne sont pas concernées ou ne s'intéressent pas à notre message. Pour lancer son produit via une communauté, il faut commencer à communiquer auprès de fans qui eux même vont fédérer leur propres communautés autour de notre produit: communiquer auprès de 1000 fans qui eux même relaieront le message à 1000 de leurs contacts, c'est comme ça que le message aura de l'impact. La communauté est créee et peut atteindre comme cela 1 000 000 de personnes, l'avantage essentiel: elle est qualitative.
La publicité, le marketing... tout cela ne sera jamais aussi efficace que le bouche à oreille ou la recommandation d'un ami. (lire Tribes: we need you to guide us). Il faut capitaliser sur le conseil et l'expérience partagée.
Loic Le Meur nous démontre cela à travers l'exemple de sa conférence "Le Web", créee il y a 6 ans. Aucune publicité, aucun marketing, juste une centaine de personnes finement choisie pour la première édition, et un bouche à oreille qui a fonctionné parfaitement sur le web. Aujourd'hui, la conférence rassemble 40 pays et a vu ses participants doubler chaque année depuis son lancement.

Pour continuer le résumé de la dite vidéo si vous avez la flemme de la regarder, Loic Le Meur nous explique comment créer une communauté quand on ne dispose pas du réseau à la base qui pourrait nous aider à démarrer le buzz. "Il faut définir un espace dans lequel il n'y pas encore grand chose de fait pour blogger, partager tout ce qu'on peut trouver sur le sujet (...). Il faut partager des choses qui vont aider les gens, leur donner de la valeur, (...), il ne faut pas faire que parler de ses produits, il faut être ouvert, rester soi". Autrement dit: trouver un sujet où c'est difficile de trouver de l'info, en parler autour de soi, mais pas trop, ne pas se faire un RP de notre sujet, rester nous mêmes, s'intéresser aux autres, et leur parler de ce qui nous intéresse, un peu, si cela s'y prête.

Enfin, le dernier conseil donné par le maître du web: lancer son produit le plus vite possible, même s'il n'est pas terminé et profiter justement des feedbacks des utilisateurs pour porter son produit à son optimum. "Il vaut mieux qu'on parle de notre produit en négatif que pas du tout." Loic Le Meur souligne que si l'on cherche son produit dans twitter search et que rien ne remonte: on n'existe pas sur le web, donc on n'existe pas tout court. Il faut utiliser toutes les nouvelles plateformes comme twitter pour interagir et échanger avec ses utilisateurs, faire ainsi monter le buzz et améliorer son produit (voir getsatisfaction et uservoice).

Voilou! La vidéo ci-dessous! Bon matage!

Social Seek, le nouveau social media tracker


Ce week-end, j'ai découvert Social Seek, et je dois dire que je suis assez fan.
Une simple application à télécharger gratuitement, et vous voilà prêt à suivre en temps réel tous les buzz qui vous chantent.
Il s'agit d'une application Adobe Air qui renseigne sous forme de liens tous les posts relatifs à un événement, un site web, une marque... en live. Autrement dit, par exemple, dès qu'un nouveau billet est publié sur un blog, une info bulle vous en rend compte dans l'onglet "blog" de l'appli. Les infos sont mises à jour toutes les 30 secondes. Assez pratique non?

Grâce à cette application, vous pouvez ainsi suivre toute l'actualité, la popularité et la montée de buzz de votre sujet en termes de contenus textes à travers les blogs et les tweet, en termes d'images via FlickR et en termes de vidéos grâce à Youtube. Pour aller plus loin, si on le souhaite, on peut même rajouter ses propres url ou autres flux rss, ou encore, dans un autre registre, restreindre la recherche à un pays ou une ville.
Si on veut étudier la montée de son buzz, Social Seek nous donne les moyens d'enregistrer nos recherches et propose une option de graphiques de statistiques rendant compte de l'évolution du buzz. Grâce à cette fonctionnalité, il est aussi possible de comparer des buzzs sur des sujets différents. Petit plus: l'option pour exporter les stats en format excel ou pdf.

Pour les reproches: il y a du déchet dans certaines recherches que j'ai pu tester, certains posts, photos, qui n'ont rien à voir. Il manquerait juste donc la possibilité de les exclure de nos statistiques et on serait ok.
Des concurrents à Social Seek sont déjà présents sur la toile: Viral Heat et Peoplebrowsr. Pas encore testés de mon côté, mais c'est dans mes projets de la semaine!

Si ce que je vous en ai dit vous a convaincu, ou si vous voulez simplement tester l'appli par vous-même, voilà l'url pour la télécharger: http://www.sensidea.com/socialseek/

Sources et pour en savoir plus:
Techcrunch
Sensidea
Killerstartups
Pressecitron

7.24.2009

Gainsbourg, le film


Le teaser de Gainsbourg vient d'être lâché, et ça claque!
Alors certes, il est sans aucun doute moins éloquent que les 10 minutes de filming projetées à Cannes qui valurent à Joann Sfar un tonnerre d'applaudissement, mais on est projeté en un claquement de doigts si facilement dans l'univers gainsbourien avec trois fois rien que c'en est tout aussi troublant: une musique, le nuage d'une cigarette et la silhouette d'Eric Elmosnino, dont la ressemblance intrigante nous laisse véritablement perplexe.
Alors si à la base, certains attendent, sceptiques, la sortie du film, du fait d'abord d'une réalisation commandée par un dessinateur de BD à partir de sa vision personnelle de l'homme qu'il a aimé, et d'une histoire qui repose sur le casting d'un comédien de théâtre choisi sans nul doute, quoi qu'en dise, principalement pour sa ressemblance déconcertante à l'homme d'Elisa, les images qu'on en voit m'ont en tout cas subjuguées. (ici)
Le souci du détail, la qualité du casting (Lucy Gordon, dont on saluera certainement la dernière prestation, calque parfaitement au rôle de Jane Birkin, Laetitia Casta, fabuleuse dans la peau de Brigitte Bardot...), la retranscription de l'univers... tout ça me donne en tout cas envie d'en voir plus! Mais il faudra attendre Janvier 2010! Aie aie aie!
Le tournage a eu lieu de janvier à Avril cette année. Pour patienter jusqu'à la sortie, sur le site officiel, on nous propose de découvrir un peu chaque semaine (pas encore sûre de la fréquence, pour l'instant il 'y a que deux chapitres), un journal de bord: réalisé par un ami dessinateur du réalisateur, on en découvre ainsi sur les coulisses du tournage et les anecdotes de plateau. C'est assez bien fait, en tout cas, ça mérite le coup d'oeil!
Sur ce, je vous souhaite un bon we!



Sources et pour en savoir plus:
Thomas Clément
Gainsbourg-lefilm

7.08.2009

Garnier fait de l'ombre aux Indiens


Garnier, prends soin de toi.

Une des nombreuses baseline ancrée à notre insu dans l'inconscient collectif si bien qu'on en oublie presque parfois l'intention du message.

En Inde, aucune chance que cela n'arrive.
La baseline un tantinet différente et proprement adaptée aux conditions climatiques du pays est si bien soutenue par la dernière campagne publicitaire réalisée par Publicis, que le contenu du message ne risque pas d'être "noyé".

Garnier signe "Garnier, protect you from the sun", et revendique à l'occasion d'une grande campagne de street marketing son message sur des panneaux publicitaires renversés à 90° : en simulant des parasols, il crée ainsi de gigantesques zones d'ombre là où le celui qui semblait jusqu'ici faire sa loi était un soleil de plomb.

Le message est clair, le concept original. Pour moi, une vraie belle campagne.

7.01.2009

Solidays, plus festif que jamais


Ca fait 8 ans que j'y vais, ça fait 8 ans que j'apprécie le festival, mais je dois avouer que la programmation cette année a été incroyable! La qualité des artistes était si bonne que l'on n'avait d'autre choix que de faire des compromis, de choisir entre 2 ou 3 artistes qui se produisaient en même temps sur des scènes différentes. Mon plus gros dilemne a été de choisir entre Keziah Jones et Alela Diane samedi. J'avais déjà vu Keziah cette année en concert, et j'avais tant adoré que je dois admettre que l'idée de le manquer ce week end ne me plaisait guère. Alela Diane, quant à elle, je me suis jusque-là simplement contentée de suivre ses albums au fil des années, et de les apprécier à travers le son de mon super woofer. Du coup j'ai choisi d'aller la voir, mais ce qui était assez prévisible arriva: en festival, sa musique ne passa pas. Du coup, direction vers la scène Keziah à la deuxième demie heure, et nous voilà dans une vague de vibes enjouées et festives.

Pour les autres concerts, dans le haut de mon classement je mettrai Naive New Beaters. Eux aussi c'était prévisible, mais dans l'autre sens. Leur musique est faite pour le festival. Ca danse, ca chante, on suit les indics du chanteur et on se sent bien autour de la petite scène Cirkus. C'est gagné. Le seul truc un peu énervant: le pseudo accent accompagné de tous les anglicismes du chanteur. Il est français, a vécu aux Etats-Unis et se la raconte "Américain qui parle un peu le français". On s'en lasse vite. Mais abstraction faite de cela, c'est vraiment cool.
Egalement dans le top, The Do. Jamais vus sur scène avant, j'ai été baptisée, et aujourd'hui je signe. La petite nana a une énergie folle. Même si elle a été un peu décontenancée pendant son titre phare du fait d'un micro qui ne marchait pas, et d'un public huant le problème technique, elle s'en est tout de même bien sortie. Sa voix atypique et ses mélodies baladeuses ont séduit les festivaliers et moi avec.
Dans un autre style, Friendly Fires est également une des bonnes surprises du festival : son chanteur surboosté nous a dès la première seconde entraîné avec lui dans sa folie des sauts et des mouvements de bassins. Incroyable.

Mais la palme, la claque du festival, c'est évidemment Manu Chao qui nous l'a donnée.
Je l'ai vu à Bercy l'an dernier, et c'était sans aucun doute le meilleur concert de ma vie: un public survolté en transe levé pendant 3h30 à danser, chanter... un vrai moment de vie. J'attendais donc avec beaucoup d'impatience sa nouvelle prestation en me disant qu'en festival, ça ne pouvait être que plus énorme encore. Et je n'ai pas été déçu. Près de 70 000 festivaliers en transe à sauter, chanter la majijuana illegal, frapper des mains! Cette clôture de festival restera dans les annales. Manu Chao était attendu depuis longtemps à Solidays, et cette année, c'est gagné. Les bénévoles et l'organisation de Solidays ne cesse de clâmer haut et fort à la presse combien ils ont été ravis d'accueillir l'artiste et salue encore et encore l'énergie et la générosité du "petit homme si grand". Bien conscients que le "sold out" du dimanche lui est dû, c'est un show encore plus festif que ce qu'ils espéraient et auquel ils ont pu assister d'abord depuis les coulisses puis sur scène pour la dernière, au côté de Manu chao.
Voilà en images ce qui restera: Manu Chao au coeur de la vague Solidays, dans l'élan de quelques 70 000 personnes, remontant encore la température d'un dimanche déjà bien chaud au rythme de ses guitares et dans l'enthousiasme et l'hystérie générale la plus totale!