Ca fait 8 ans que j'y vais, ça fait 8 ans que j'apprécie le festival, mais je dois avouer que la programmation cette année a été incroyable! La qualité des artistes était si bonne que l'on n'avait d'autre choix que de faire des compromis, de choisir entre 2 ou 3 artistes qui se produisaient en même temps sur des scènes différentes. Mon plus gros dilemne a été de choisir entre Keziah Jones et Alela Diane samedi. J'avais déjà vu Keziah cette année en concert, et j'avais tant adoré que je dois admettre que l'idée de le manquer ce week end ne me plaisait guère. Alela Diane, quant à elle, je me suis jusque-là simplement contentée de suivre ses albums au fil des années, et de les apprécier à travers le son de mon super woofer. Du coup j'ai choisi d'aller la voir, mais ce qui était assez prévisible arriva: en festival, sa musique ne passa pas. Du coup, direction vers la scène Keziah à la deuxième demie heure, et nous voilà dans une vague de vibes enjouées et festives.Pour les autres concerts, dans le haut de mon classement je mettrai Naive New Beaters. Eux aussi c'était prévisible, mais dans l'autre sens. Leur musique est faite pour le festival. Ca danse, ca chante, on suit les indics du chanteur et on se sent bien autour de la petite scène Cirkus. C'est gagné. Le seul truc un peu énervant: le pseudo accent accompagné de tous les anglicismes du chanteur. Il est français, a vécu aux Etats-Unis et se la raconte "Américain qui parle un peu le français". On s'en lasse vite. Mais abstraction faite de cela, c'est vraiment cool.
Egalement dans le top, The Do. Jamais vus sur scène avant, j'ai été baptisée, et aujourd'hui je signe. La petite nana a une énergie folle. Même si elle a été un peu décontenancée pendant son titre phare du fait d'un micro qui ne marchait pas, et d'un public huant le problème technique, elle s'en est tout de même bien sortie. Sa voix atypique et ses mélodies baladeuses ont séduit les festivaliers et moi avec.
Dans un autre style, Friendly Fires est également une des bonnes surprises du festival : son chanteur surboosté nous a dès la première seconde entraîné avec lui dans sa folie des sauts et des mouvements de bassins. Incroyable.
Mais la palme, la claque du festival, c'est évidemment Manu Chao qui nous l'a donnée.
Je l'ai vu à Bercy l'an dernier, et c'était sans aucun doute le meilleur concert de ma vie: un public survolté en transe levé pendant 3h30 à danser, chanter... un vrai moment de vie. J'attendais donc avec beaucoup d'impatience sa nouvelle prestation en me disant qu'en festival, ça ne pouvait être que plus énorme encore. Et je n'ai pas été déçu. Près de 70 000 festivaliers en transe à sauter, chanter la majijuana illegal, frapper des mains! Cette clôture de festival restera dans les annales. Manu Chao était attendu depuis longtemps à Solidays, et cette année, c'est gagné. Les bénévoles et l'organisation de Solidays ne cesse de clâmer haut et fort à la presse combien ils ont été ravis d'accueillir l'artiste et salue encore et encore l'énergie et la générosité du "petit homme si grand". Bien conscients que le "sold out" du dimanche lui est dû, c'est un show encore plus festif que ce qu'ils espéraient et auquel ils ont pu assister d'abord depuis les coulisses puis sur scène pour la dernière, au côté de Manu chao.
Voilà en images ce qui restera: Manu Chao au coeur de la vague Solidays, dans l'élan de quelques 70 000 personnes, remontant encore la température d'un dimanche déjà bien chaud au rythme de ses guitares et dans l'enthousiasme et l'hystérie générale la plus totale!
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