Thomas VDB ... le spectacle.Ma soeur aime bien le théâtre, et comme pour mon anniv, elle et son chéri m'ont fait un big cadeau (London, je t'aime!), et bien je voulais remercier avec une tite pièce de théâtre.
Alors je vais sur le site de la Fnac, à la recherche d'idées, et tombe dans la rubrique "coup de coeur" sur un certain Thomas VDB. Son nom sonne dans mes oreilles comme s'il ne m'était pas totalement inconnu. Je réfléchis ... oui! Il est celui à l'origine du film de la convention pour la présentation du label Barclay. Pour situer un peu: chaque année, à Universal, a lieu une convention à l'Olympia pour présenter aux artistes et différents intervenants du milieu du disque, l'activité de la boîte et présenter les différents départements (les labels, le publishing, mais aussi la production music, c'est là que je suis moi). Bref, Thomas VDB, c'est le mec qui a fait rire l'assemblée en faisant un sketch sur un collectionneur des "invendus". Le sketch aurait pu être espiègle en pointant du doigt les échecs des seules autres maisons de disques concurrentes (comme il commence en nous montrant toute sa toiture entièrement refaite avec les invendus de Carla Bruni), mais Thomas VDB choisi de tourner la scène vraiment au drôle et à la dérision en se moquant des propres échecs d'Universal (et dieu sait s'ils sont nombreux).
Voilà, sur ces quelques souvenirs et éclats de rires à visionner ce film institutionnel, je suis motivée à acheter des places pour son spectacle. Je check quelques forum, ok! Ca semble bien!
Alors pour situer un peu le décor. Thomas VDB, qui est-il? Et bien en fait ... à peu près tout sauf un comique! Ahah! A la base passionné de rock, il commence sa carrière comme rédacteur pour Rock Sound, puis travaille aujourd'hui pour Rock and Folk. Son nom complet: Thomas Vandenberghe. Il développe un goût pour l'humour très jeune, et c'est ainsi, un peu plus vieux qu'il se lance là dedans (dixit ce qu'on dit dans les différents articles qu'on peut trouver sur le net). Son spectacle? des anecdotes sur son métier de journaliste, sur sa passion du rock et sur les blagues lourdes qu'il pouvait faire à son patron ... cette dernière déjà, il aurait pu l'éviter, ca aurait "alléger" le spectacle! Surtout qu'il faut savoir que la même blague racontant qu'il se cachait à différents endroits dans son bureau quand son patron le cherchait revient à peu près 4 fois dans son stand up, avec quelques déclinaisons dont on ne comprendra même à la fin toujours pas l'intérêt. Non, j'ai beau cherché ... le spectacle était "lourd".
Cela se passait au théâtre du temple, dans le 11ème. Avec ma soeur, on arrive 15 min en retard, toutes génées, car au théâtre, ça ne se fait pas, et surtout, angoissées de louper le début. Mais c'était sans penser que le mec qu'on venait voir travaille dans la musique, et que dans ce milieu, c'est bien connu, la ponctualité n'est pas "in"! Nous avons donc le temps de visiter les toilettes mixtes du théâtre, visiblement conçues pour des gens montés sur des échasses... humhum! Un petit pourboire à la placeuse, qui n'aura pourtant pas eu grand chose à faire puisque le placement est libre et qu'à peine les 4 premiers rangs sont remplis. La petite nana nous relâche nos billets en nous glissant "Ca serait bien si vous pouviez vous mettre dans les premiers rangs... même le premier rang ça serait idéal, il n'est pas rempli encore!" Sans blague! Waou! Allez, on y va! On était encore enthousiastes, on ne savait pas encore réellement l'étendue des dégats... 21h50, ca commence.
Ca y est. Le mec a une voix ... une voix qui ne fait pas rire. Déjà, ca n'aide pas. Une voix qui ne raconte pas les histoires. Ca n'aide toujours pas. Vous savez, on s'est tous dit un moment après qu'un pote ait fait une blague "c'est horrible, mais si c'était untel qui avait fait cette même blague, on aurait été mort de rire"! L'art de raconter les histoires... ça ne s'improvise pas hélas. Alors le voilà lancé : premier débat qu'il improvise avec lui même: son spectacle, est-ce un one man show, un stand up, ou un slam? On m'aurait posé la question plus tard, j'aurais pu lui dire que c'est simplement un grand n'importe quoi... Je me sens méchante en écrivant cette news, et pourtant je n'ai pas envie de l'être, ce n'est pas moi, mais je n'y peux rien, je me suis ennuyée ... je n'aurais pas été au premier rang, je me serai sans doute éclipsée... Alors au milieu du spectacle tout de même, il y a un élan, une espèce de nouvelle énergie qui nous laisse croire que cela va s'arranger, mais l'un des problèmes de Thomas VDB, est qu'il ne sait pas s'arrêter dans la blague ... il pousse trop loin quand plus court on aurait lâché un sourire. Le pauvre, lui même se rend compte que ce n'est pas la folie.
Plusieurs fois pendant l'heure et demie où il nous tient, il lâche quelques phrases auto-assassines : "merci à tous d'être venus... enfin à la quizaine de personnes", ou encore "ouahouh, au fur et à mesure de mon spectacle, je vois des têtes de plus en lpus consternées" : celle là il l'a sortie plein de fois... faut dire que les "derniers rangs" ne l'aidaient pas, et les gros rires gras ne suffisaient pas à masquer l'atmosphère bizarre qu'il créait dans la salle. Ma préférée restera celle pour clotûrer le spectacle, après les applaudissements (oui oui, il y en a eu, et j'y ai même bien participé), où thomas VDB lance un : "alors à l'heure de l'Internet, des blogs, vous savez, tout ça, si vous avez aimé le spectacle, je ne saurai que vous conseiller d'aller encourager les gens à venir me voir, d'en parler autour de vous, ca me fera plaisir de remplir un peu cette salle, je suis là jusqu'à fin décembre (waou, tout le monde se dit...), et pour les autres, ceux qui n'ont pas aimé... et bien je vous dirai, que c'est super si vous ne parlez pas de moi autour de vous, comme ça, ça me laisse une chance que les gens, dans l'ignorance, viennent quand même me voir. S'ils vous disent après "Quoi? T'y es allé? Tu savais que c'était nul? Pourquoi tu m'as pas dit?" et bien vous direz que je vous ai demandé de pas dire". Celle-là, j'avoue, elle m'a fait rire...
Ce que je retiens, car il faut le dire, Thomas VDB, c'est un super chroniqueur, une ponte de la musique, une vraie mémoire de la culture rock. Mais l'humour, c'est pas son truc! Alors voilà, mon petit conseil : méfiez vous des coups de coeur de la Fnac, tout ça reste du copinage ou du monnayage! Les forums restent un bon moyen de se faire un avis, mais encore faut-il que le spectacle ait assez vécu pour qu'on en parle! Désolé Thomas, j'ai utilisé mon blog pour une news pas enjolivante, mais tu es mieux dans la redac ;)
A bientôt... :)
Alors voilà un extrait de son spectacle, quand il était passé au Jamel Comedy Club, parce que je suis fair-play et qu'on sait jamais, peut-être que le problème vient de moi, et que vous serez séduit ;)
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